L'objectif des scientifiques est d'améliorer la compréhension sur le rôle de RARβ, le récepteur de la vitamine A, dans le développement de la neurodégénérescence liée à MCOPS12. En effet, Krezel, l'un des quatre scientifiques travaillant sur MCOPS12, indique qu'ils "souhaitent apporter une compréhension fine des mécanismes résultant des mutations de RARβ, ainsi qu'une signalétique précise du développement des troubles neurologiques". Wojciech Krezel est spécialisé dans l'étude des mécanismes d'action de la vitamine A, alors que Jacques Michaud a identifié les mutations de RARβ comme facteurs causatifs de MCOPS12. Verdon Taylor est spécialisé en neurodéveloppement et reprogrammation des cellules souches induites, Olivier Poch en bio-informatique et analyses de big data.
Dans le cadre de la recherche, les chercheurs ont recours à l'étude de l'histoire naturelle de la maladie. Elle permet de comprendre la progression d'une maladie quand elle est peu caractérisée. Dans le cadre des maladies rares, ces études permettent de faciliter l'évaluation de médicaments sur les personnes atteintes de la maladie concernée. Plus précisement, elles peuvent accélerer le développement de médicaments adaptés, améliorer les chances d'approbation réglementaire et donc créer des traitements qui changent la vie des patients dans le besoin.
L'étude de l'histoire naturelle de MCOPS12 a été lancée en 2016. Le CHU de Sainte-Justine, sous la coordination de Jacques Michaud et Valérie Chu, construit un registre de patients ayant un diagnostic de la maladie MCOPS12. Dans ce cadre, les chercheurs collectent et analysent les données recueillies des personnes atteintes de la maladie. Elles extraient ensuite ces données médicales pour comparer les résultats avant et après traitement sur chaque personne. L'étude de l'histoire naturelle aide donc la communauté scientifique à comparer les variantes de MCOPS12 et d'informer les familles des nouveaux phénotypes découverts. Cette étude est indispensable afin de conduire un essai clinique, puisqu'elle est demandée par les autorités de santé.
En 2021, deux approches de traitement de MCOPS12 ont été développée grâce à l'association Cure MCOPS12 et les équipes de recherches scientifiques. La première phase clinique d'un traitement sur une personne atteinte de MCOPS12 a débuté en 2024. Ces projets ont cependant un coût colossal puisque la recherche ainsi que les essais cliniques ont couté jusqu'à maintenant 2 630 000 euros. Ces deux approches sont décrites ci-dessous.